Bijoux Beni-yanni » Le projet

Le projet

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Sortir les objets-bijoux des vitrines où les avaient enfermés la muséologie et la collection.
Les interroger sur les poitrines des femmes, entre les mains des artisans par la photo et les mots.
Accomplir ce travail sur la réalité, véritable maïeutique, afin que renaissent des objets.
Provoquer des mouvements d’intérêt.
Communiquer les nôtres, pour que le regard
alors se pose sur eux et se débarrasse du confort
de l’habitude, comme la connaissance rassasiée.
Pour cette accumulation de questions, laissées souvent
sans réponse et, au risque de brouiller les pistes,
replacer des objets-parures dans leur état premier.
Redécouvrir par le regard, esthétique et sensuel,
la passion de l’artisan, le plaisir des femmes,
qui ont fait ce par quoi ils sont.
Pour cela, reproduire, agrandir, isoler les formes
et les volumes, afin de susciter une culture
et la faire parler.
Rapprocher deux formes,
deux volumes et provoquer
la surprise, parfois la stupéfaction.
Par des chemins inattendus,
rejoindre l’histoire.

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Note d’intention :

Préambule :

Ce projet de création d’une entreprise dans le domaine de la diffusion de produits d’art traditionnel de Kabylie a fait l’objet de nombreuses discussions avec des artisans, distributeurs, professionnels pour étudier les possibilités de créer ce type d’entreprise.

Du fait de l’échec de nombreuses expériences et initiatives qui se sont engagés dans des projets mal identifiés et insuffisamment étudiés, j’ai décidé de mener une réflexion avec tous les intervenants, de bien cibler les activités, d’en évaluer tous les aspects sans négliger aucun paramètre de nature à ne pas compromettre le déroulement du projet.

Après un an de travail, d’études de rencontres et discussions avec l’ensemble des intervenants, tant en Algérie qu’en France, voici mon projet.

Présentation du projet :

Cette entreprise a pour vocation la commercialisation de produits de l’artisanat traditionnel de l’Algérie.
Pourquoi exclusivement les produits d’Algérie, et pas du Maghreb, voir des produits d’autres pays ?
La réponse découle d’une démarche mesurée et répondant à un souci d’efficacité et de pragmatisme.
En effet, étant moi même de Beni-Yenni et ayant travaillé au court de ma vie avec des artisans de la région, dans un souci d’efficacité, je préfère cibler des produits que je connais, dont je maîtrise toute la chaîne de production, sites, méthode de travail, qualité, coûts, marchés etc.…

Plus tard, je compte élargir ma gamme vers d’autres produits que le bijou.

Contenu du projet :

Ma société est basée à Paris et à pour but la commercialisation de produits de l’artisanat traditionnel ciblé.

Mais pas uniquement car, en effet, les produits que j’ai ciblés présentent cette originalité d’être à la fois des produits commerciaux et culturels qu’on ne peut vendre comme on vendrait n’importe quelle marchandise.
En effet, au delà d’une dimension esthétique, les bijoux ont cette fonction sociale, et économique qui m’est chère.
Aussi, désireux de montrer que les produits d’artisanat traditionnel ont cette dimension culturelle ( l’histoire de ces produits est intimement liée à celle des populations qui les fabriquent et les portent ) voir artistique ( tant dans leurs motifs, leurs couleurs que leurs formes), j’ai alors intégré dans mon projet la création d’ une exposition itinérante de ces produits, couplée à des tableaux et affiches d’explication (de l’histoire de ces produits, du processus de fabrication, des matières utilisées etc…)
Une exposition à thème pour une connaissance approfondie du bijoux kabyle que je met à la disposition des collectivités, centres sociaux et association.

Enfin, mon projet à également pour préoccupation la transmission du savoir-faire et des techniques.
Aussi, parallèlement à la vente et aux expositions, j’organise également des stages pour jeunes dans des ateliers de fabrication en France mais aussi Kabylie.
L’objectif étant à la fois de permettre à des jeunes et à des artisans d’échanger, de faire connaître des pratiques et des expériences, de tisser des liens d’amitié, de solidarité et cela, pour les stages en Kabylie, au cours de séjours dans des familles de village d’artisans avec des visites d’ateliers de fabrication.
Ces stages peuvent être organisés en partenariat avec les collectivités, les institutions et les associations.

Les produits :

Parmi les nombreux produits qu’offre l’artisanat algérien, j’ai ciblé dans un premier temps les bijoux traditionnels communément appelés les bijoux Kabyles.

Ce choix se justifie par ma parfaite connaissance à la fois de l’histoire de cet art, de ses origines, de la région de fabrication, du processus de fabrication…
Mais aussi par ce constat que le bijou Kabyle est aujourd’hui apprécié par la nouvelle génération qui y trouve des produits authentiques fait main, dont la parfaite finition du travail redonne harmonie et design à un parfait mariage du corail et des émaux cloisonnés. En effet, de jeunes artisans ont su reprendre le métier de leurs ainés en préservant les traditions séculaires mais en y intégrant des styles et design modernes, des modèles adaptés à la demande, et c’est là tout leur mérite : sans altérer le caractère traditionnel du bijou.

D’autres produits sont à développer comme la poterie, la céramique, le tapis ou la dinanderie, mais cela ce fera dans une seconde étape.

Commerce Équitable :

Je tiens à ce que toutes mes actions soient faites dans une préoccupation d’un commerce équitable, dans le respect des populations et produits de la région de Kabylie qui m’est chère.

Les Partenaires :

Kabylie :

Les artisans bijoutiers : Je suis en relation avec des artisans bijoutier qui disposent d’ateliers de fabrication et d’espaces de formation.
Avec à disposition une gamme variée de produits.

Les associations en Kabylie, qui travaillent à la valorisation de leur artisanat, et avec qui je travaille à la construction de mes multiples projets.

Les institutions publiques Algériennes (Chambre des métiers, Agence national de l’artisanat traditionnel) avec qui je cherche à mener mes initiatives.

France :

Les associations intéressées par le montage d’expositions ventes mais aussi l’organisation de séjours culturelles en Kabylie, visites des villages, d’ateliers de fabrications et rencontres avec les artisans.

Les institutions publiques (Mairies, État, Régions, Europe) pour participer à la réflexion, études de dossiers d’aide au soutien aux populations rurales et de montagnes dans l’optique est de contribuer au maintien des populations et de limiter les flux migratoire.

 

Jadis incontournable dans tout les foyers de Kabylie, cette activé a considérablement régressée, mais portée actuellement à bout de bras par les tisserandes d’Aït Hichem et Aït Zmenzer qui lui redonnent ses lettres de noblesse.